Noé Richter

présente

Lecture populaire et lecture ouvrière au XIXè siècle

 Le XIXe siècle est un moment de mutation importante pour l’accès du peuple à la lecture. Il consacre le passage d’une idéologie fixiste (la société repose sur un ordre immuable et juste et il n’est pas bon que le peuple soit instruit) prévalant jusqu’à la Révolution, à une idéologie nouvelle liée à la Révolution industrielle et aux besoins de la bourgeoisie. Les ouvriers et la bourgeoisie proclameront conjointement à partir de 1830 qu’il n’est pas dangereux que le peuple sache lire et écrire, mais leurs points de vue concernant la lecture s’affronteront. La bourgeoisie  favorise une lecture concédée, une «bonne » lecture définie par les classes dominantes : c’est la lecture populaire. La classe ouvrière quant à elle revendique une lecture qui réponde à ses aspirations propres d’accès au savoir : c’est la lecture ouvrière.

Le 11 janvier 1992

Noé RICHTER

Historien, président de la Société d’histoire de la lecture à l’Université du Maine.
“Introduction à l’histoire de la lecture publique et à la bibliothéconomie populaire”, 1995 Bernay  À l’enseigne de la queue du chat.
“La lecture et ses institutions : la lecture publique”, 2 volumes Le Mans 1987-1989.

Pour écouter l’enregistrement de la soirée de lecture :

Lecture populaire et lecture ouvrière au XIXe siècle

par Noé Richter

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