Conférences 2020-2021

Compte tenu des conditions sanitaires et restrictions en vigueur, nous sommes contraint de restreindre fortement le nombre de personnes qui pourront assister physiquement aux conférences. L’inscription préalable est indispensable, avec une priorité à nos sociétaires. Pour pallier à ces difficultés, nous nous efforcerons de mettre en ligne au plus vite les éventuelles modifications de leur programmation, ainsi que les enregistrements de chacune des conférences.

Pour suivre précisément nos activités, consultez fréquemment la rubrique « L’AGENDA »

Enfin vous pouvez communiquer avec nous à travers « LE FORMULAIRE DE CONTACT » qui permettra en particulier de vous inscrire aux conférences.

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févrierDe nouveau, pour cette saison 2020-2021, la BAI vous propose ses conférences du jeudi soir et ses rencontres du samedi après-midi.

La variété des domaines explorés par les spécialistes qui acceptent de nous présenter leurs travaux s’inscrit dans la tradition d’ouverture qui a marqué, depuis ses débuts, le projet émancipateur de la BAI.

Deux moments seront précisément consacrés à des Bibliothèques populaires parisiennes à l’étude desquelles s’attachent plusieurs de nos invités. Des liens pourront être établis avec d’autres institutions et mouvements de pensée “progressistes”, nés dans ce XIXe siècle qui n’a pas fini de nous passionner.

L’art de l’image, la peinture, la chanson viendront compléter le programme de cette saison dont les modalités de fréquentation seront adaptées aux conditions sanitaires en vigueur mais dont l’intégralité sera, comme d’habitude, disponible à l’écoute sur notre site.

 Cliquer pour  imprimer le programme  

Les conférences du jeudi

1) Anne Sinclair, La rafle des notables

Jeudi 1er octobre 2020, de 18h à 19 h 30.

Anne Sinclair, née à New York, est une journaliste connue pour avoir animé plusieurs émissions d’information, dont le célèbre magazine politique 7 sur 7 sur TF1 de 1984 à 1997, ainsi que Questions à domicile de 1985 à 1989. Elle est directrice éditoriale du HuffPost de 2012 à 2019.

« Cette histoire me hante depuis l’enfance… » S’interrogeant sur la manière dont son grand-père paternel, Léonce Schwartz, a échappé à la déportation, Anne Sinclair découvre un chapitre méconnu de la persécution sous l’Occupation : la « rafle des notables ».
En décembre 1941, les Allemands arrêtent 743 Juifs français, chefs d’entreprise, avocats, écrivains, magistrats. Pour parvenir au quota de mille détenus exigés par Berlin, ils adjoignent à cette population privilégiée 300 Juifs étrangers déjà prisonniers à Drancy.
Tous sont enfermés au camp de Compiègne, sous administration allemande : un vrai camp de concentration nazi d’où partira, en mars 1942, le premier convoi de déportés de France vers Auschwitz (avant la Rafle du Vél’ d’Hiv de juillet 1942).

2) Antoine Spire, Racisme et antisémitisme

Jeudi 15 octobre 2020, 19h30.

Antoine Spire est un journaliste de presse écrite de radio et de télévision, un intellectuel et un éditeur français. Il a été directeur du département Recherche en sciences humaines de l’Institut national du cancer. Chaque vendredi de 21h à 22h 30 il anime « tambour battant » une émission culturelle de 90 minutes sur Demain TV.

La question du racisme et de l’antisémitisme reste fichée au cœur de notre société. Pourquoi cette permanence ? D’où vient le racisme et dans quelles conditions se développe-t-il aujourd’hui ?
Pourquoi y a-t’il une spécificité de l’antisémitisme qui n’est pas un racisme comme les autres ? Comment l’antisémitisme s’est-il transmis à travers les siècles ?
Aujourd’hui les mouvements de lutte contre le racisme se voient contestés par des mobilisations communautaristes.  Peut-on parler d’une concurrence des antiracismes ? L’antiracisme est-il forcément universaliste ? Ne se mobilise-t-on pas toujours à partir d’une cause particulière (La défense des juifs, des arméniens, des noirs, des maghrébins, etc.).

3) Louise Oudin, La bibliothèque populaire des Amis de l’instruction du sixième arrondissement (1876-1900)

Lundi 3 décembre 2020

Louise Oudin a été médecin généraliste à Paris pendant 34 ans. Sa curiosité pour l’histoire ne s’est jamais tarie, nourrissant la démarche diagnostique et les relations avec les patients. Depuis 4 ans elle consacre son temps libre aux « amis de l’instruction ».

C’est au 4 rue Honoré-Chevalier, à quelques mètres de la mairie et de l’église Saint-Sulpice que les Amis de l’instruction vont installer une bibliothèque et une salle de conférences en 1876. Entre 1875 et 1878, aux débuts de la Troisième République, sept bibliothèques vont réussir à s’implanter malgré “l’ordre moral” imposé par les “Ducs” et contré par les “Jules”. Le modèle adopté ne va pas varier depuis celui institué pour la BAI du IIIème arrondissement, en 1861, et repris avec succès dans le Vème, le XVIIIème, et le XIXème arrondissement sous le second Empire et dans le XIVème arrondissement en 1871. Le syndicat des BAI aura son siège au 4 rue Honoré-Chevalier depuis sa fondation en 1882 jusqu’en 1892. Le but de l’intervention est de présenter les fondateurs de la BAI du VIème arrondissement, de s’intéresser aux idées propagées au cours des nombreuses conférences, de tenter d’expliquer pourquoi la bibliothèque est morte “d’anémie” au bout de 24 ans.

4) Daniel Blouin, La Société d’encouragement pour l’industrie nationale

Jeudi 17 décembre 2020

Daniel Blouin, enseignant retraité, est membre de la commission d’histoire de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, une équipe d’historiens qui s’attache, depuis 1995, à préserver le patrimoine historique de la Société, fonds d’archives et bibliothèque, et à le valoriser par des études sur divers aspects de son activité.

La Société d’encouragement pour l’industrie nationale a été fondée en 1801 pour favoriser l’innovation au service du développement de l’économie française. A côté de la promotion d’avancées techniques importantes dans de nombreux domaines, elle a voulu encourager, de manière directe ou indirecte le développement de la formation technique.

Daniel Blouin présentera les étapes, les formes et les causes de cette démarche étalée sur plusieurs décennies, entre les années 1800 et la fin des années 1910, et qui offre une grande diversité, allant de l’aide apportée, dans les années 1800 à la formation vétérinaire, au soutien, à la fin des années 1910, à la reconversion et au retour aux études techniques pour les démobilisés de la Grande Guerre, en passant par sa participation au développement de l’école centrale dans les années 1830, pour ne retenir que quelques exemples.

5) Gilles Nadeau, Maurice Nadeau : 60 ans de journalisme littéraire

Jeudi 4 février 2021, 19h30.

Gilles Nadeau, réalisateur de documentaires et éditeur. En 2000, il crée le site Internet de « la Quinzaine littéraire », bimensuel à vocation littéraire fondé et dirigé par son père, Maurice Nadeau depuis 1966. Véritable base encyclopédique, dotée d’une indexation de mille six cents rubriques,cette base de données est un outil de recherche, valorisant les collections « papiers » de la Quinzaine littéraire. En 2014, Gilles Nadeau a repris les éditions Les Lettres Nouvelles-Maurice Nadeau et poursuit l’œuvre éditoriale de son père. Il publie une dizaine de titres par an, surtout des romans, en faisant la part belle aux premiers romans.

“Maurice Nadeau : 60 ans de journalisme littéraire” couvrira, en quatre tomes, l’actualité du livre des années 1945 à 2013. Classé dans l’ordre chronologique de parution dans les journaux, Combat, Gavroche, France Observateur, L‘Express ou la Quinzaine littéraire, l’ensemble de ces textes est un témoignage sur l’histoire des idées du XXe siècle, à travers le cheminement personnel d’un écrivain, journaliste et éditeur, bien ancré dans son temps.

6) Martine Sadion, Image populaire, histoire, modèles et citations

Jeudi 11 février 2021, 19h30.

Martine Sadion a été conservatrice en chef du patrimoine en Savoie, dans la Drôme puis au Musée de l’Image à Épinal de 2001 à 2019. Elle travaille aujourd’hui sur l’image populaire comme modèle pour les peintres et imagiers des XIXe et XXe siècles.

L’image en feuille dite d’Épinal, mais en réalité produite en taille de bois dans de très nombreux centres, Orléans, Chartres, Lille ou Toulouse, a été la seule image affichée dans les maisons modestes jusqu’au milieu du XIXe siècle. Bien qu’image dite “populaire”, elle s’est inspirée de modèles savants diffusés grâce aux estampes et copiés dans les centres de province. Pour devenir elle-même, objet d’inspiration pour Gustave Courbet ou les peintres de l’École de Pont-Aven à la fin du siècle.

7) Camille Noé Marcoux, Sophie Grangé, femme libre de la poésie romantique : un feutre noir au front et des bottes aux pieds !

Jeudi 4 mars 2021, 19h30.

Camille Noé Marcoux est chercheur en histoire et en histoire de l’art. En tant qu’historien, sa principale thématique de recherche porte sur le journalisme littéraire durant le premier XIXe siècle. Il a notamment écrit plusieurs articles dans la revue des Amis de Jules Vallès, mais aussi animé une émission de radio autour de Paris-Bohème, de Balzac à Vallès (Radio-Campus), et réalise actuellement un travail sur les peintures de l’écrivain Eugène Sue (1804-1857). Par ailleurs, il s’est spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art volées et disparues dans les collections des musées du nord de la France entre 1914 et 1945.

Sophie Grangé est une jeune femme aux cheveux bouclés couleur ébène qui, dans les années 1820 – 1830, déambulait dans les rues de Lyon en endossant sans complexe l’habit masculin. Dans les colonnes d’un journal progressiste, elle écrit dès 1832 des poésies empreintes de révolte, dans lesquelles elle revendique haut et fort sa liberté de femme, son attachement à la cause républicaine et son combat « féministe », à une époque où le mot même n’existe pas encore: saint-simonienne, elle dénonce notamment l’institution du mariage et la condition des femmes, revendique leur indépendance et son propre statut de « Mlle », et proclame l’égalité et l’autonomie des sexes au cri de « Levez-vous donc, mes sœurs ! », non sans subir scandales, sarcasmes et humiliations. Sophie Grangé. La postérité littéraire a raillé son nom, et il est aujourd’hui oublié, alors même qu’il apparaît justement comme précurseur d’un féminisme naissant au début du XIXe siècle qu’on ne nommait pas encore !

8) Florence Pizzorni-Itié, Mémoire de l’esclavage, une Histoire en construction

Jeudi 15 avril 2021, 19h30.

Florence Pizzorni-Itié conservateur général du patrimoine, anthropologue, a été responsable de programme et de collections au Musée national des arts et traditions populaires (Bois de Boulogne) : comment donner une place dans les institutions culturelles aux « sans voix », migrants, sans domicile fixe, prisonniers et bagnards, personnes réduites en esclavage… ? Elle a fait partie de l’équipe qui a inventé et réalisé le Mucem à Marseille. Depuis 2017, elle a dirigé le programme scientifique et patrimonial de la Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, présidée par Jean-Marc Ayrault. Mission qui a abouti, en novembre 2019 à la création de la “Fondation pour la mémoire de l’esclavage”.

Florence Pizzorni-Itié nous parlera des conditions de la création de cette Fondation nationale, un pas important de la France, vers la reconnaissance de ses responsabilités à l’égard des victimes de ce crime contre l’humanité (Loi Taubira 2001) qu’est l’esclavage et qui, au-delà des héritages historiques, continue de sévir…

9) Dominique Dumarest-Baracchi Tua, Gauguin et le Pérou

Jeudi 6 mai 2021, 19h30.

Dominique Dumarest-Baracchi Tua, ancienne élève de l’École du Louvre, est aussi titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Art portant sur l’iconographie des Campagnes d’Italie de Bonaparte. Elle a vécu dans de nombreux pays, y créant à chaque fois en indépendante un mouvement où une Association culturels et faisant des conférences au gré de ses passions : le sujet de cette conférence est à voir à la lumière des quatre ans qu’elle a passés à Lima.

« Gauguin et le Pérou » ou un aspect méconnu de cet artiste à travers le souvenir de sa célèbre grand-mère… Flora Tristan, contemporaine de George Sand, aventureuse aventurière et ardente apôtre de la cause ouvrière, a eu une vie très riche qui a ajouté des couleurs et des thèmes à la palette de son petit-fils. Paul Gauguin savait tout ce qu’il devait à sa part péruvienne ! 

 

Les rencontres du samedi

 

1) Michèle Riot-Sarcey, Des pionnières du XIXe siècle à l’actualité du féminisme

==> Printemps 2021

Michèle Riot-Sarcey, historienne (Professeure émérite), auteurs de plusieurs ouvrages sur le XIXe siècle, spécialiste de l’utopie, des révolutions et de l’histoire politique comme du féminisme. Parmi ces travaux citons, notamment, « le Procès de la Liberté », (La découverte 2016) et plus en amont, « La démocratie à l’épreuve des femmes », (Albin –Michel , 1994) .

2) Christiane Demeulenaere, Auguste Métivier et la Bibliothèque populaire du vingtième arrondissement

Lundi 30 novembre 2020.

Christiane Demeulenaere-Douyère, docteur en histoire et conservateur général du patrimoine (h), est Vice-présidente de la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile de France et Vice-présidente de l’Association d’histoire et d’archéologie du 20e arrondissement de Paris. Elle s’intéresse particulièrement à l’histoire sociale des arrondissements de l’Est parisien.

3) Rodolphe Trouilleux et Romain Nouat, Le Chat Noir : Histoire et renaissance

Samedi 20 mars 2021, 17h.

Rodolphe Trouilleux est né en 1959. Depuis ses plus jeunes années, il flâne dans les rues de Paris à la recherche de l’insolite, de l’étrange et du merveilleux. Fouillant les archives et les bibliothèques en quête de faits-divers inconnus et d’histoires inédites, il multiplie les découvertes. Il est un spécialiste reconnu de l’histoire de Paris, membre de plusieurs sociétés savantes parisiennes, et tente, dans ses ouvrages, de partager avec le plus large public, l’incroyable et inépuisable patrimoine historique de la capitale. Il est notamment l’auteur de “Paris secret et insolite”, (Parigramme), qui connaît un grand succès auprès du public, “Montmartre des écrivains”, “Le Palais Royal, un demi-siècle de folies” et “Histoires insolites des animaux de Paris” (Bernard Giovanangeli éditeur).

 

 

Une fois la conférence passée, nous nous efforçons de mettre en ligne un enregistrement audio de chaque conférence, quand celui-ci est disponible. Pour cela, il suffit de sélectionner la conférence souhaitée pour écouter  son enregistrement.

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