Conférences 2019-2020

Le nouveau cycle que propose la BAI pour 2018-2019 reprend la formule qui s’est avérée fructueuse de deux types de manifestations : les conférences du jeudi et les rencontres du samedi.

Les conférences de cette saison poursuivront l’exploration des mouvements de pensée illustrés par de grandes figures, célèbres ou méconnues. Encore une fois, le XIXe siècle retiendra particulièrement notre attention avec son foisonnement d’idées nouvelles dans les domaines artistiques et politiques et les échos qui en résonnent jusqu’à nos jours.

Quant aux rencontres, bien que certaines sont déjà fixées, vous les verrez apparaitre au fil de l’année, en particulier en consultant régulièrement la rubrique « L’agenda » de notre site Internet. Ne manquez pas de vous inscrire à travers le formulaire de Contact.

 

Les conférences se déroulent dans les locaux de la Bibliothèque des Amis de l’Instruction, au 54 Rue de Turenne, à 19h30 pour les conférences du jeudi, et à 17 heures pour les rencontres du samedi. Entrée (et participation) libres, sous réserve de places disponibles (s’inscrire sur le formulaire de contact de « baiparis.org »)

 Cliquer pour  imprimer le programme 

Une fois la conférence passée, nous nous efforçons de mettre en ligne un enregistrement audio de chaque conférence, quand celui-ci est disponible. Pour cela, il suffit de sélectionner la conférence souhaitée pour écouter  son enregistrement.

Les conférences du jeudi      

1) Frédéric Thibault, 1871, Les Compagnons du tour de France dans la Commune de Paris jeudi 26 septembre 2019, 19h30.  

Frédéric Thibault est sculpteur sur pierre et Compagnon du tour de France à l’Union Compagnonnique. Il a notamment réalisé récemment le monument national d’hommage aux fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale.  Passionné par l’histoire du Compagnonnage et du mouvement ouvrier, il a déjà eu l’occasion de présenter différentes conférences sur les « Compagnons et la révolution de 1848 » ou encore « le Compagnonnage à Paris ». 

L’implication des Compagnons du tour de France dans les différents mouvements révolutionnaires du 19e siècle n’a jamais été étudiée en profondeur. Si leur rôle social, réformiste et mutualiste est aujourd’hui bien connu, il n’en va pas de même quant à leurs engagements aux côtés du mouvement ouvrier révolutionnaire. La Commune de Paris, contrairement à la révolution de février 1848, semble avoir laissé un souvenir amer dans la mémoire collective des différentes sociétés compagnonniques. Au travers de différents portraits de Compagnons et acteurs engagés dans la Commune, nous tenterons donc d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherches sur une facette parfois oubliée du Compagnonnage.      

2) Valérie Sueur-Hermel, La révolution de la gravure sur bois de bout au XIXe siècle pour l’illustration des livres et de la presse   jeudi 17 octobre 2019, 19h30.

Valérie Sueur-Hermel est conservateure au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, chargée des collections du XIXe siècle. Elle a été commissaire de nombreuses expositions : Daumier (2008), Gustave Doré (2014), Odilon Redon (2011).     

Cette conférence abordera l’histoire du livre illustré entre 1830 et 1870, en France. La révolution technique de la gravure sur bois de bout est à l’origine d’un âge d’or de l’illustration qui s’épanouit d’abord dans l’art de la vignette du livre romantique puis dans les interprétations en bois de teinte des dessins de Gustave Doré.  

3) Jean-Sébastien Macke, Émile Zola et Alfred Bruneau : musique et éducation populaire   jeudi 28 novembre 2019, 19h30.

Jean-Sébastien Macke est ingénieur à l’Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS/ENS), au sein du Centre d’étude sur Zola et le naturalisme. En 2003, il a soutenu une thèse consacrée aux liens d’Émile Zola avec le compositeur Alfred Bruneau. Il s’est spécialisé dans l’étude des rapports entre littérature et musique et s’intéresse au prolongement du naturalisme dans les domaines de la photographie et du cinéma. Au sein de l’ITEM, il travaille également à l’étude codicologique des manuscrits d’écrivains et travaille, dans le cadre des humanités numériques, aux projets d’édition des archives et de la correspondance générale de Zola.  

Les drames lyriques composés par Alfred Bruneau, d’après les œuvres de Zola puis d’après des livrets en prose écrits par le romancier lui-même, ont fait les beaux jours des scènes lyriques françaises et européennes entre 1891 et 1901. Après avoir exposé quelques aspects musicaux et littéraires de cette collaboration artistique étonnante, nous verrons comment le naturalisme musical s’est tourné vers l’éducation populaire, prônant une pratique artistique pour tous, et avant tout pour le peuple    

4) Pierre Nora, La mémoire, de la liberté à la tyrannie   jeudi 12 décembre 2019, 19h30.

Pierre Nora, Historien, éditeur et écrivain. Membre de l’Académie française depuis 2001. Ancien directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Aux Éditions Gallimard : Directeur littéraire. Il est le fondateur des collections : Archives (1964), La Bibliothèque des Sciences humaines (1966), Témoins (1967), La Bibliothèque des Histoires (1970). Fondateur en 1980 de la revue Le Débat. Également directeur de l’ouvrage collectif Les Lieux de la Mémoire en sept volumes, où figure un article concernant notre Bibliothèque. Il est auteur aux Éditions Gallimard des ouvrages Historien public (2011), Présent, nation, mémoire (2011) et Recherches de la France (2013).  

5) Jacqueline Lalouette, Les statues au XIXème siècle   jeudi 23 janvier 2020, 19h30.  

Jacqueline Lalouette est une historienne française, née en 1945, spécialiste de la libre-pensée, de la laïcité et de l’anticléricalisme (XIXe siècle – XXe siècle) ; elle a aussi publié des ouvrages sur la Belle Époque, l’histoire des jours fériés en France et sur Jean Jaurès. Agrégée d’histoire, elle a été professeur à l’École normale d’instituteurs de Melun pendant douze ans, puis chargée de recherches au CNRS pendant dix ans. Durant cette période, elle a soutenu une thèse de 3e cycle sur Les débits de boisson en France (1979), puis une thèse d’État consacrée à L’histoire de la libre-pensée en France (1994), toutes deux sous la direction de Maurice Agulhon. Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Clermont-Ferrand-II puis à l’université Paris 13, elle a été élue membre sénior de l’Institut universitaire de France en 2006 et a achevé sa carrière universitaire à l’université de Lille 3 en 2011. Elle appartient toujours au centre de recherches IRHiS de cette université et est membre émérite de l’Institut universitaire de France.  Elle a publié, en 2018 Un peuple de statues.

La célébration sculptée des grands hommes. France, 1801-2018, Paris, Mare et Martin.       Dès l’aube du XIXe siècle, l’exemplarité attachée aux « grands hommes » et la volonté de maintenir vivace leur image furent à l’origine d’une entreprise de statuaire publique qui s’amplifia et se diversifia au fil des décennies. Un nombre toujours croissant d’effigies représenta tout d’abord des rois et des guerriers ; s’y ajoutèrent ensuite des statues d’écrivains, d’artistes, de savants, de saints, d’hommes politiques de premier ou de second plan. Parmi ces « grands hommes », figure une petite minorité de « grandes femmes » (les reines des jardins du Luxembourg, Jeanne Hachette et bien sûr Jeanne d’Arc, etc.). La diversité de ces figures tient en partie à la nature des régimes politiques qui se succédèrent durant le XIXe siècle. Ainsi, la Restauration honora de grandes figures de l’Ancien Régime et le Second Empire Napoléon, ses maréchaux et ses généraux, tandis que la Troisième République privilégia les héros de la Révolution et de la Seconde République. Fréquents dans le cours du XIXe siècle, les bouleversements politiques provoquèrent quelques destructions d’effigies, mais il n’y eut rien de comparable à ce qui s’était produit pendant la Révolution française. Ériger une statue, notamment une statue équestre, était une entreprise complexe et de grande ampleur. L’inauguration constituait une importante cérémonie qui mobilisait de nombreuses personnalités et provoquait l’afflux de foules considérables attirées par les festivités prévues.  

6) Thomas Cazentre, L’écriture journalière de Victor Hugo : l’exemple du carnet de 1872   jeudi 12 mars 2020, 19h30.  

Ancien élève de l’ENS Ulm, agrégé de lettres modernes, auteur d’une thèse sur « La lecture gidienne et l’idée de littérature » soutenue en 2001 à l’Université de Paris-Sorbonne et publiée en 2003 sous le titre Gide lecteur. Conservateur des bibliothèques depuis 2008, a été de 2008 à 2017 chargé des collections de photographie du XIXe siècle au département des Estampes et de la photographie de la BnF. Depuis 2017, conservateur au département des Manuscrits de la BnF, chargé entre autres des fonds Roger Martin du Gard, Paul Morand, Victor Segalen, Roland Barthes et Victor Hugo. Dans ce dernier fonds, a notamment accompli le catalogage intégral des dessins de Hugo, préalablement à leur numérisation.

Dans le majestueux ensemble de manuscrits légué par Victor Hugo à la Bibliothèque nationale, on retrouve la quasi-totalité de ses œuvres littéraires, ainsi que ses discours, articles et autres interventions publiques. Mais à côté de ces monuments littéraires, une autre catégorie de textes plus modestes a jusqu’ici moins retenu l’attention des chercheurs, sauf comme sources d’informations biographiques : des dizaines de carnets dans lesquels Hugo avait pris l’habitude de noter au jour le jour ses dépenses et rentrées d’argent puis, progressivement, son agenda social, des notations météorologiques, des marqueurs biographiques et historiques, des anecdotes familières, des choses vues et des mots entendus… L’acquisition en 2018, par la BnF, d’un de ces carnets absent du legs — celui de l’année 1872, époque où cette pratique journalière avait atteint sa pleine maturité —, est l’occasion de se demander quel(s) sens et quelle(s) fonction(s) Hugo pouvait donner à cette écriture du quotidien, et ce qu’elle révèle de lui, de son rapport au temps, à autrui et au monde.

7) Florence Pizzorni-Itié, Mémoire de l’esclavage, une Histoire en construction
jeudi 2 avril 2020, 19h30. 

Florence Pizzorni-Itié conservateur général du patrimoine, anthropologue, a été responsable de programme et de collections au Musée national des arts et traditions populaires (Bois de Boulogne) : comment donner une place dans les institutions culturelles aux « sans voix », migrants, sans domicile fixe, prisonniers et bagnards, personnes réduites en esclavage… ? Elle a fait partie de l’équipe qui a inventé et réalisé le Mucem à Marseille. Depuis 2017, elle a dirigé le programme scientifique et patrimonial de la Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, présidée par Jean-Marc Ayrault. Mission qui a abouti, en novembre 2019 à la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Elle nous parlera des conditions de la création de cette Fondation nationale, un pas important de la France, vers la reconnaissance de ses responsabilités à l’égard des victimes de ce crime contre l’humanité (Loi Taubira 2001) qu’est l’esclavage et qui, au-delà des héritages historiques,  continue de sévir…

8) Louise Oudin, La bibliothèque populaire des Amis de l’instruction du VIème arrondissement (1876-1900) jeudi 30 avril 2020, 19h30.  

Louise Oudin a été médecin généraliste à Paris pendant 34 ans. Sa curiosité pour l’histoire ne s’est jamais tarie, nourrissant la démarche diagnostique et les relations avec les patients. Depuis 4 ans elle consacre son temps libre aux « amis de l’instruction »

C’est au 4 rue Honoré-Chevalier, à quelques mètres de la mairie et de l’église Saint-Sulpice que les amis de l’instruction vont installer une bibliothèque et une salle de conférences en 1876. Entre 1875 et 1878, aux débuts de la Troisième République, sept bibliothèques vont réussir à s’implanter malgré “l’ordre moral” imposé par les “Ducs” et contré par les « Jules ». Le modèle adopté ne va pas varier depuis celui institué pour la BAI du IIIème arrondissement, en 1861, et repris avec succès dans le Vème, le XVIIIème, et le XIXème arrondissement sous le second Empire et dans le XIVème arrondissement en 1871. Le syndicat des BAI aura son siège au 4 rue Honoré-Chevalier depuis sa fondation en 1882 jusqu’en 1892. Le but de l’intervention est de présenter les fondateurs de la BAI du VIème arrondissement, de s’intéresser aux idées propagées au cours des nombreuses conférences, de tenter d’expliquer pourquoi la bibliothèque est morte “d’anémie” au bout de 24 ans.    

9) Camille Noé Marcoux, Sophie Grangé, femme libre de la poésie romantique : un feutre noir au front et des bottes aux pieds ! jeudi 28 mai 2020, 19h30.

Camille Noé Marcoux est chercheur en histoire et en histoire de l’art. En tant qu’historien, sa principale thématique de recherche porte sur le journalisme littéraire durant le premier XIXe siècle. Il a notamment écrit plusieurs articles dans la revue des Amis de Jules Vallès, mais aussi animé une émission de radio autour de Paris-Bohème, de Balzac à Vallès (Radio-Campus), et réalise actuellement un travail sur les peintures de l’écrivain Eugène Sue (1804-1857). Par ailleurs, il s’est spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art volées et disparues dans les collections des musées du nord de la France entre 1914 et 1945.

Sophie Grangé est une jeune femme aux cheveux bouclés couleur ébène qui, dans les années 1820 – 1830, déambulait dans les rues de Lyon en endossant sans complexe l’habit masculin. Dans les colonnes d’un journal progressiste, elle écrit dès 1832 des poésies empreintes de révolte, dans lesquelles elle revendique haut et fort sa liberté de femme, son attachement à la cause républicaine et son combat « féministe », à une époque où le mot même n’existe pas encore: saint-simonienne, elle dénonce notamment l’institution du mariage et la condition des femmes, revendique leur indépendance et son propre statut de « Mlle », et proclame l’égalité et l’autonomie des sexes au cri de « Levez-vous donc, mes sœurs !« , non sans subir scandales, sarcasmes et humiliations. Sophie Grangé. La postérité littéraire a raillé son nom, et il est aujourd’hui oublié, alors même qu’il apparaît justement comme précurseur d’un féminisme naissant au début du XIXe siècle qu’on ne nommait pas encore !

10) Christiane Demeulenaere, La Bibliothèque populaire du XXème arrondissement     jeudi 11 juin 2020, 19h30.

Christiane Demeulenaere-Douyère, docteur en histoire et conservateur général du patrimoine (h), est Vice-présidente de la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile de France et Vice-présidente de l’Association d’histoire et d’archéologie du 20e arrondissement de Paris. Elle s’intéresse particulièrement à l’histoire sociale des arrondissements de l’Est parisien.  

Les rencontres du samedi

1) Gilles Thomas, Les sous-sols de Paris dans la littérature samedi 12 octobre 2019, 17h.

Scientifique de formation et historien du sous-sol, Gilles Thomas a notamment dirigé, chez Parigramme, l’Atlas du Paris souterrain (rééd. 2016) et signé Les Catacombes de Paris (2014) et Abris souterrains de Paris (2017). Constamment sollicité pour des travaux universitaires, des documentaires, des films, son expertise sur les sous-sols parisiens est largement reconnue à l’étranger (BBC, Discovery Channel, National Geographic, NHK…). Il a été doublement récompensé par le prix Haussmann pour l’Atlas du Paris souterrain, et par l’Académie française pour Les Catacombes : histoire du Paris souterrain, Le Passage, 2015 ; et a également reçu le prix européen Pétrarque 2017 (promotion Alain Rey) pour l’ensemble de ses écrits sur les sous-sols de la capitale (plus de 10 livres et près de 300 articles).

2) Philippe Hivert, Pacifisme et Culture de la Paix  samedi 16 novembre 2019, 17 h.

Philippe Hivert, juriste et historien, est titulaire d’un DEA d’Histoire du Droit, des Institutions publiques, des Idées politiques et des Faits sociaux. Il s’est particulièrement intéressé à l’histoire des mentalités et à celle des identités locales. Il est notamment l’auteur d’une « Histoire de Montreuil-sous-bois », en 5 tomes, d’un « Dictionnaire historique des rues », d’une « Histoire de l’enseignement » et d’une « Histoire du cimetière » de cette même ville. Il a, par ailleurs, enseigné à l’Université de Marne-la-Vallée, où il a dispensé, entre autres, un cours consacré aux sources et aux pratiques de l’éducation populaire. Enfin, il a été commissaire de l’exposition « Pacifisme et Refus de la guerre » en 2018, à Grigny.

Apparu au début du XXè siècle, le mot « pacifisme » recouvre deux significations distinctes : soit un ensemble d’actions menées pour préserver la paix, tout en reconnaissant que la guerre peut parfois être légitime si elle est « défensive » ; soit le refus radical de toute guerre, même juste. Ces deux conceptions sont au cœur de la réflexion de tous les mouvements pacifistes qui, dès l’origine, cherchent à éviter le recours à la violence armée entre les états.

3) Claude Kayat, Son œuvre romanesque vue à travers le prisme de l’identité    samedi 18 janvier 2020, 17 h.

Claude Kayat est un écrivaindramaturge, et artiste peintre, franco-suédois, né à Sfax, en Tunisie, le 24 juillet 1939 dans une famille juive. Sa famille quitte le pays en 1955 pour Haïfa, en Israël, où il réside pendant 3 ans. Depuis 1958, il vit à Stockholm, en Suède, où il termina ses études ; il s’y est marié, a eu des enfants, et a enseigné en tant que professeur de français et d’anglais. Parallèlement, il a mené une carrière de romancier en langue française, langue qu’il a toujours considérée comme sa langue maternelle, sans jamais avoir vécu dans le pays. Dans son écriture Claude Kayat explore des concepts comme l’identité, la nationalité, la couleur de peau et la religion. Il a également écrit 26 pièces de théâtre en français et en suédois.

4) Marc Durand-Koehler, L’Egypte à travers les photographies du 19è siècle samedi 29 février 2020, 17 h.

Marc Durand-Lumière, est l’auteur du Guide de recherche sur l’histoire de la photographie et
de De l’image fixe à l’image animée. Historien de la photographie et du cinéma des premiers
temps et arrière-petit-neveu d’Auguste et Louis Lumière, il est Secrétaire de documentation au
Minutier central des notaires de Paris aux Archives Nationales de France

5) Michelle Perrot, Le féminisme au XXe siècle samedi 25 avril 2020, 17h.

Professeure émérite de l’université Paris 7-Denis Diderot, Michelle Perrot est historienne et auteure de nombreux ouvrages. Elle a conduit ses recherches dans plusieurs directions : travail et monde ouvrier, prisons, vie privée (Histoire de chambres, prix Femina/essai 2009), Mon histoire des femmes. Elle a notamment codirigé avec Georges Duby L’Histoire des femmes en Occident, Plon, 1991-92. Michelle Perrot a reçu, en 2014, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. Parmi ses dernières publications, on signalera : Mélancolie ouvrière, Grasset, 2012: Des femmes rebelles: Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand, Tunis, Elyzad, 2013; George Sand à Nohant, Une maison d’artiste, Seuil, 2018

6) Dominique Dumarest-Baracchi Tua, Gauguin et le Pérou samedi 9 mai 2020, 17h.


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