Michelle Perrot

présente

Les prémices du féminisme au XIXe siècle

Les mots féminisme, féministes sont récents. Le premier emprunté au vocabulaire médical désignait d’abord les “hommes efféminés”. Le second, repris à la fin du XIXè siècle par Hubertine Auclert, a le sens positif que nous lui connaissons aujourd’hui: femmes en lutte pour l’égalité des sexes, tandis que “féminisme”, autour de 1900, se généralise pour désigner l’action collective des femmes pour leurs droits. Les mots entérinent une réalité antérieure. Avant le féminisme, des femmes ont protesté contre la domination dont elles étaient l’objet. Isolément, mais de plus en plus en groupes souvent éphémères. C’est cette préhistoire du féminisme que Michelle Perrot nous évoque.

Professeure émérite de l’université Paris 7-Denis Diderot, Michelle Perrot est historienne et auteure de nombreux ouvrages. Elle a conduit ses recherches dans plusieurs directions: travail et monde ouvrier, prisons, vie privée (Histoire de chambres, prix Femina/essai 2009), histoire des femmes. Elle a notamment codirigé avec Georges Duby L’Histoire des femmes en Occident (Plon, 1991-92). Michelle Perrot a reçu, en 2014, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. Parmi ses dernières publications, on signalera: “Mélancolie ouvrière”, Grasset, 2012: “Des femmes rebelles: Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand”, Tunis, Elyzad, 2013; “George Sand à Nohant. Une maison d’artiste”, Seuil, 2018.

Le samedi 13 avril 2019

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Les prémices du féminisme au XIXe siècle

par Michelle Perrot