Pauline Désirée Weiler, l’inoubliable sociétaire

par Michel Blanc

Nous ne pouvons pas quitter l’année 2016, sans nous souvenir de l’élection, à la présidence de la Bibliothèque des Amis de l’Instruction du 3ème arrondissement de Paris, il y a tout juste 101 ans, d’une ardente propagandiste et très fidèle sociétaire et administratrice qui va, pendant plus de trois décennies, apporter son talent et son enthousiasme à l’essor de la Bibliothèque des Amis de l’Instruction : Pauline Désirée Weiler. Nous ferons d’abord le point provisoire sur une biographie qui reste encore à développer et amender[1] et nous profiterons de l’audience de nos lectrices et lecteurs pour faire appel à leurs propres sources ou témoignages ; des documents iconographiques la concernant seraient particulièrement bienvenus : nous ne possédons aucun portrait ou aucune photographie la concernant. Nous verrons ensuite quelle forme inoubliable d’enthousiasme elle a développé au profit de ce qu’elle décrit à maintes reprises comme une « œuvre » et qui n’est rien d’autre que la plus grande vitalité possible d’une « famille » (selon ses propres termes) choisie. Ce cénacle d’amis, aimant comme elle les livres et la lecture, désireux de s’instruire, de progresser, en un mot soucieux de se cultiver tout au long de leur existence, ce sont les contemporains qu’elle fréquentait au 54 rue de Turenne ; mais c’est aussi toutes celles et tous ceux que nous rencontrons aujourd’hui, dans notre belle bibliothèque populaire parisienne, toujours vivace, à la même adresse. L’actualité des idées de Pauline Weber sera enfin évoquée.

 

Pauline Weiler est donc née le 19 mars 1883, Passage de l’Industrie (Paris Xe) dans une famille d’artisan ébéniste. Son père Théodore Weiler a 34 ans à sa naissance et sa mère Victorine (née Waltz), sans profession, a déjà 31 ans. Pauline Désirée semble bien être un premier enfant attendu qui manquait au bonheur du couple[2]. Peu de temps après, semble-t-il, naîtra une sœur Dina qui, ainsi que nous le verrons, sera institutrice comme Pauline et un temps sociétaire active à la BAI et un petit frère Paul, futur sociétaire lui aussi. Ce qui apparaît pourtant à l’évidence le plus probable, c’est que la sage et studieuse Pauline qui fut une brillante élève, une institutrice remarquée, une Présidente de la BAI très aimée, elle demeura toujours une demoiselle devant l’état civil : elle n’aura en conséquence ni époux, ni enfant, ni descendance directe. Dina qui a très certainement emboîté le pas de son aînée : même formation, semble-t-il, même activité professionnelle et même domicile au début, s’est-elle mariée, a-t-elle eu des enfants, une descendance, un destin moins tragique que sa grande sœur ? La même question se pose pour le cadet Paul Weiler. [3]

 

Que Pauline à 16 ans fut une brillante élève de l’école Sophie Germain nous le savons grâce au quotidien Gil Blas, du mardi 1er août 1899, qui relate les prix annuels décernés dans les 4 écoles municipales parisiennes : Sophie Germain, Colbert, Dorian et Turgot. Le Gil Blas nous apprend que, parmi les 10 jeunes filles de troisième année, les plus souvent citées à la distribution des prix de l’Ecole Sophie Germain, figure Pauline Weiler. Pauline bénéficie donc avec bonheur du très bon enseignement dispensé dans cette véritable pépinière d’enseignantes que fut, à partir de 1882, l’école de la Rue de Jouy. Cette école qui portera, à partir de 1888, le beau nom de l’illustre mathématicienne Sophie Germain, fut premier établissement d’enseignement Primaire Supérieur destiné aux jeunes filles. Pauline sera ainsi, tout naturellement conduite à devenir une institutrice de la ville de Paris : sa vocation et la fierté de ses parents, à n’en pas douter. Tout semble indiquer que Dina emboîta le pas de son aînée.

 

Une institutrice remarquée, cela ne fait pas de doute en dépit du fait que nous ne savons encore rien de ses débuts sinon que, le 31 novembre 1906, Pauline qui a alors 23 ans, devient la 5867ème inscrite à la BAI. Elle habite alors à proximité, au 7 rue Barbette et est répertoriée comme institutrice. Sa sœur Dina adhère 3 mois plus tard, le 2 février 1907, et devient ainsi la 5917ème inscrite[4]. Dina déclare la même adresse que Pauline et la même profession. Paul Weiler, employé, habitant à la même adresse que ses deux sœurs, adhèrera 2 ans plus tard, le 5 mars 1909 ; il deviendra le 6208ème inscrit (« parrainé » par sa sœur Pauline)[5].

 

Dès le départ, Pauline Weiler se passionne pour l’avenir de la bibliothèque populaire de son “cher troisième arrondissement” : elle montre déjà ce zèle de propagandiste qui recherche toujours de nouveaux adhérents, veut faire connaître la BAI mais aussi renforcer sa vitalité, son dynamisme ; zèle qu’elle gardera pendant plus de trois décennies.

 

Le président de la bibliothèque, au moment de l’adhésion des sœurs et frère Weiler, est un homme énergique qui a adhéré le 8 octobre 1903 (5467ème inscription) : il s’appelle Serge Jacob et exerce la profession de bibliothécaire au Musée Carnavalet. Il demeure à cette époque au 10 rue Payenne.[6]

 

Pauline Weiler est tellement active que, six mois après son adhésion, Serge Jacob, à la recherche d’un nouveau secrétaire suite à la démission de Monsieur Brancq[7] () la présente à la réunion du Conseil d’Administration de la BAI, le 5 juin 1907. Il devance ainsi la décision de l’AG du 23 octobre 1907 qui « ratifie » l’élection de Pauline Weiler au bureau comme secrétaire. Nous verrons un peu plus loin des extraits du rapport de secrétaire de Pauline Weiler à cette AG qui est sa première AG : elle y lit donc son premier rapport moral au nom du CA intitulé : « L’Etat actuel de la bibliothèque ».

 

Pauline n’a pas été défavorisée en tant que femme : son enthousiasme, son talent, son métier aussi sans doute, lui ont permis de faire son œuvre de propagandiste en toute liberté comme nous le verrons à travers ses rapports. Pauline n’a aucune peine à obtenir son renouvellement à une fonction qu’elle aime manifestement. C’est ainsi que le compte rendu de l’AG du 19 octobre 1910 stipule : « Il est procédé au renouvellement des membres du Conseil d’Administration […] Melle Weiler est réélue à l’unanimité ». Cinq ans plus tard Serge Jacob décède subitement : il a présidé la séance du C.A. du 7 juin 1915 mais celle du 9 décembre 1915 est présidée par le doyen d’âge Mr Olivier qui déplore “en termes émus” : « la mort brusque de notre regretté président monsieur Jacob. » Il s’agit, à la fin de cette séance pleine d’éloges à l’égard de Serge Jacob, de renouveler le bureau et de désigner un nouveau président. Les trois membres du bureau sont nommés à l’unanimité : c’est ainsi que Mademoiselle Pauline Weiler devient, à l’âge de 32 ans, le premier “président” de notre bibliothèque, appartenant au sexe féminin.

 

Le masculin du terme, conservé au départ, ne doit pas être vu autrement que comme la déférence propre à une époque vis à vis d’une fonction codifiée[8]. Mademoiselle Weiler féminisera elle-même ses fonctions : son rapport manuscrit présenté à l’AG de 1912 fait état de “la secrétaire” ; de même son rapport de la séance de CA du 12 mai 1919 mentionne bien : “Melle Weiler présidente”. [9]

 

Ce ne fut pas une présidence temporaire ni de transition[10] : dès le départ Pauline s’investit pleinement (seuls des soucis de santé hivernaux lui firent sauter de rares réunions du Conseil). Nous disposons des rapports de Conseils et des comptes rendus d’AG jusqu’à la fin de l’année 1933. Dommage que le registre postérieur manque, car nous aurions pu suivre plus longtemps son activité de présidente.[11]

 

C’est donc une longue présidence qu’elle assura avec son enthousiasme, son zèle de propagandiste, sans avoir souffert d’aucun ostracisme. Pauline Weiler a été reconnue et appréciée dès le départ comme le sera le bibliothécaire Lorthoy (rénuméré par la BAI et pilier de la construction du catalogue de 1920) qui est « admis au bureau avec voie consultative » lors de cette mémorable séance qui fait de Pauline Désirée Weiler, la première présidente de la BAI.

 

À partir de quelle date Pauline Weiler déménagea-telle ? Cela reste à préciser. Mais nous voyons bien qu’il s’agissait d’habiter tout près de son lieu de travail. En effet, elle exerça en tant « qu’institutrice de la ville de Paris » à l’école des filles de la rue de Picpus et la nouvelle adresse qu’elle fera porter sur les documents de la BAI est le 134 avenue du général Michel Bizot, à proximité. C’est ainsi que Pauline Désirée Weiler se retrouvera inscrite, en 1926, sur le « Tableau d’avancement »[12] à la fonction de directrice de cette école du 12ème arrondissement où elle enseignait, sans doute depuis plusieurs années. Pauline est devenue la directrice de cette école quelques années plus tard. Cette nouvelle fonction qu’elle a dû accomplir avec le dévouement que nous lui connaissons est à l’origine de sa distinction dans l’Ordre des Palmes académiques en 1932 : elle est nommée, à l’âge de 49 ans, “officier d’académie”. [13]

 

Mademoiselle Weiler, nous la voyons celle qui reste, avec les années (avant la première guerre mondiale, puis pendant les années de guerre et longtemps après guerre) l’institutrice consciencieuse et dévouée, la fidèle Sociétaire de la BAI pleine d’allant et de ferveur, la remarquée secrétaire propagandiste et la très aimée présidente qui œuvre toujours dans la discrétion et l’efficacité.

 

Nous retrouvons ainsi Mademoiselle Weiler la présidente qui bataille dur lorsqu’il s’agira de déménager dans nos locaux actuels. Le Préfet de la Seine Delanney avait fait savoir par sa lettre du 17 février 1916 que « la salle occupée par la bibliothèque[14] est devenue indispensable pour assurer le fonctionnement du service scolaire ». La BAI décide de résister à la menace d’expulsion. La bibliothèque proteste auprès des autorités, à commencer par le préfet lui-même. Le sort s’en mêle : le menuisier qui occupait les pièces que nous occupons aujourd’hui décède peu de temps après avoir résilié son bail. Un compromis est trouvé qui permettra à la BAI d’emménager dans ses locaux actuels, tout en restant à la même adresse. Le déménagement ne pourra s’opérer qu’en août 1918 et les sociétaires démobilisés seront tous surpris de retrouver « au rez-de-chaussée et à l’entresol sur la rue » une bibliothèque qu’ils avaient laissée « sous les toits ».[15]

 

Venons-en à l’actualité des idées de Pauline Weiler.

Son premier rapport de secrétaire à l’AG du 23 octobre 1907 nous la montre pleine d’entrain :

« Notre bibliothèque est donc vivante et bien vivante, malgré quelques démissions que nous ne craignons point de signaler, parce qu’elles sont inévitables dans toute organisation dont le cours est normal. Certains membres disparaissent d’autres les remplacent et les remplacent plus nombreux […] Non seulement prospère par le nombre de ses nouveaux adhérents, notre bibliothèque l’est aussi par le nombre croissant des ouvrages qu’elle met à leur disposition. Nous avons acquis cette année le joli nombre de 494 volumes […] Nous ne pouvons conclure autrement qu’en vous engageant à seconder les efforts éclairés de notre dévoué président, c’est-à-dire à faire autour de vous une propagande active et infatigable, nécessaire à la postérité de la Bibliothèque. » [souligné par nous]

Même enthousiasme pour son second rapport devant l’AG du 21 octobre 1908 :

« Nous avons respecté les vœux des sociétaires par l’examen périodique du registre où ils consignent leurs desideratas, nous avons enrichi la bibliothèque d’ouvrages de philosophie, d’histoire, de littérature ou de sciences, comme vous en avez exprimé le vœu ici, il y a un an. Dans quelle bibliothèque publique trouveriez-vous les mêmes avantages ? Ajoutons que parmi les bénéfices que vous avez ici, il y en a d’un autre ordre. Les sociétaires en se voyant souvent, en causant entre eux nouent des relations amicales, témoin l’excursion qui eut lieu en août dernier et dans laquelle on ne saurait voir qu’une manifestation de la cordialité qui règne entre les membres et du plaisir qu’ils éprouvent à se retrouver. » [souligné par nous]

De la même façon, dans son rapport de secrétaire à l’AG du 27 octobre 1909, l’institutrice Pauline Weiler nous livre sa réflexion pleine de sollicitude :

« Ceux d’entre nous qui ont mis leurs loisirs et leur activité au service de l’œuvre commune ont témoigné de l’affection qu’ils nourrissaient pour elle. Ils ont montré qu’ils se trouvaient chez eux rue de Turenne, que la bibliothèque ne représentait par pour eux le banal cabinet de lecture où l’on s’abonne, mais une famille dont on fait partie, à la postérité de laquelle on contribue avec une joie empressée. Ceux qui ont travaillé pour la bibliothèque ne peuvent plus s’en désintéresser, et d’autres suivront leur exemple. D’ailleurs le Conseil a décidé en séance de faire paraître tous les ans un supplément au catalogue, brochure qui en même temps remplira l’office de « bulletin » de la société et sera un moyen d’en affirmer la vitalité et de resserrer le lien qui unit nos lecteurs à une œuvre qui est leur et dont ils ne doivent plus rien ignorer. Tous peuvent la servir, car il est un moyen pour tous d’aider à son développement, à sa prospérité, c’est de recruter de nouveaux adhérents. Faisons donc de la propagande, bannissons toute paresse, toute timidité et toute indifférence et sachons montrer ce que peut faire dans notre cher troisième arrondissement une association qui ne peut qu’ennoblir les cœurs en enrichissant les esprits. » [souligné par nous]

Les lectrices et les lecteurs de la Gazette n’auront pas de peine pour percevoir que la vision de Pauline Weiler traverse les générations : la raison d’être de l’entreprise commune est toujours la même et nous revivons souvent les mêmes interrogations, les mêmes débats, les mêmes choix : interrogations liées à l’entretien des livres, à leur reliure…; débats concernant le récolement, la mise au point d’un catalogue…; choix concernant notre “gazette” pour resserrer les liens avec l’idée que tous peuvent contribuer…

 

Enfin nous terminerons cette évocation de Pauline Weiler par des extraits de son compte rendu de la Fête, en 1911, du cinquantenaire des bibliothèques populaires :

«Pour moi je ressens encore très vivement aujourd’hui cette belle émotion que surent faire naître, tour à tour, notre glorieux Président d’honneur Mr Eugène Brieux et notre Président si admirablement dévoué Mr Jacob. Ils évoquèrent tous deux de façon touchante la ferveur enthousiaste de ces ouvriers du Marais si pleins de confiance dans les bienfaits de l’instruction, de la lecture, qu’ils firent l’impossible pour servir à la diffusion de la vie intellectuelle et de rien firent naître notre petite bibliothèque du 3ème, mère de toutes les bibliothèques populaires. Nous étions de tout cœur avec eux. […] Tous ont communié dans l’estime et la reconnaissance que nous vouons aux fondateurs de notre œuvre. Cette belle fête, destinée à célébrer le cinquantenaire de notre bibliothèque, a été une juste consécration de sa vitalité. […] Je vous disais notre gratitude émue pour le typographe Girard et ses camarades, créateurs de notre œuvre. Ce sentiment si sincèrement ressenti ne nous dicte-t-il pas un engagement pour l’avenir ? Celui de sauvegarder une institution vieille déjà de cinquante ans, de la développer toujours plus ? J’ai le droit aujourd’hui de vous affirmer que nous avons été fidèles à cette résolution. » [souligné par nous]

 

Songeons à Mademoiselle Weiler lorsqu’elle fut déportée à Auschwitz poussée dans l’un des sinistres wagons du convoi 82, au départ de Clermont Ferrand, le 17 août 1944 (elle décédera moins de 6 mois plus tard, âgée de 62 ans, le 18 janvier 1945) : elle avait sûrement gardé son esprit vif et résistant, son sens de l’honneur et du combat à poursuivre, elle avait sans doute entrevu la lueur et l’immense espoir du débarquement de Normandie réussi ; elle songeait certainement à toutes les personnes qu’elle choyait, à sa famille naturelle, à ses familles d’élection, à la BAI qui avait tant compté pour elle. Nous associons respectueusement, le souvenir de la tragique disparition de l’inoubliable sociétaire Pauline Désirée Weiler, à un recueillement ému devant la simple évocation d’Auschwitz, tant furent innombrables les noms, les visages et les mains de nos frères déportés.


 

Annexe

 

Sur le web, à propos de Pauline Désirée Weiler :

Acam-Mémorial mai 2015 © Mémorial-GenWeb 2000-2016 – Déclaration C.N.I.L. n°1061762

 

WEILERline Désirée

Information :
Née le 19/03/1883 à Paris 10e (75) – Mention « Morte en déportation » arrêté du 18/07/2013 – Est inscrite sur le mur des noms du Mémorial de la Shoah

 

Convoi du : 17/08/1944

Au départ de : Clermont-Ferrand (63)

A destination de : Auschwitz (Pologne)

 

Date du décès : 18/01/1945

 

Lieu du décès : Auschwitz (Pologne)

 

Source : J.O.R.F. n° 287 du 11/12/2013 page 20181

 

Référence n° : D-82280

 

[1] Agnès Sandras avait initié le processus de recherche (voir son blog du 5 novembre 2015 intitulé : « Focus sur la présidente de la BAI en 1916 » consultable sur notre site : http://www.bai.asso.fr/). Nous nous sommes efforcés de remonter aux sources et archives de la BAI, ce qui nous a conduit à réviser des dates et à proposer, parfois, des interprétations sensiblement différentes.

[2] Son second prénom : Désirée n’est-il pas révélateur de quelque chose concernant les attentes de ses parents à son égard ? Il n’apparaît cependant pas dans les documents que nous gardons jalousement au 54 rue de Turenne, comme s’il ne devait pas sortir de l’intimité familiale.

[3] Nous ne savons pas combien d’années Dina et Paul sont demeurés sociétaires. Notons toutefois que Dina Weiler a été une sociétaire active lors de l’élaboration du catalogue de 1909 et qu’elle a été, à ce titre, remerciée avec cinq autres sociétaires, non membres du CA.

[4] Notons le fort accroissement du nombre de sociétaires de la BAI en 1906 qui enregistre une cinquantaine d’inscriptions en l’espace de 3 mois.

[5] C’est ainsi que le livre de comptes d’août 1909 fait apparaître cette touchante information : la triple cotisation, le 28 juillet 1909, des trois enfants Weiler.

[6] Sans doute à cause de ses compétences, de ses liens professionnels et de son zèle, Monsieur Jacob est intégré, 6 jours après la date d’enregistrement de son adhésion, au Conseil de la BAI. Il y sera élu à l’issue de l’AG du 14 octobre 1903 et deviendra président de l’association, le 15 mai 1907, jusqu’à son décès subit à la fin de l’année 1915. Son dernier domicile était situé tout proche, au 43 rue de Turenne.

[7] Brancq : ancien Président, devenu secrétaire lors de l’élection de M. Jacob à la présidence

[8] On retrouve d’ailleurs l’usage du masculin par Pauline elle-même pour l’évocation de sa fonction de secrétaire lors de ses comptes rendus d’A.G. du 23 octobre 1907 et du 21 octobre 1908.

[9] Voir ci-dessous en fac-similé l’une des mentions manuscrites : “la Présidente” précédant la signature de Melle Weiler.

[10] C’est de toutes les présidences de la BAI la plus longue et sans discontinuité qui s’étale sur au moins deux décennies.

[11] Nous ne savons pas quand Pauline Weiler cessa d’être sociétaire de la BAI : si la dernière mention imprimée de son activité de présidente date du 16 mai 1933, si une dernière mention manuscrite de sa présidence est encore visible sur le compte rendu du C.A. du 19/12/1933, la toute dernière mention de son nom dans nos archives a lieu en janvier 1941 dans un livre de comptes, quatre années seulement avant son décès. Notons toutefois que cette mention de janvier 1941 (comme trois précédentes, du même type, d’avril 1935, d’octobre 1938 et de novembre 1939) fait simplement état, à la rubrique « dépenses », d’une lettre adressée à « Melle Weiler ».

[12] Voir le Bulletin Municipal Officiel (de la ville de Paris) du dimanche 18 juillet 1926, page 3310.

[13] Le Journal Officiel du 17 juillet 1932 relate la nomination de : « Weiler (Pauline – Désirée) directrice d’école publique à Paris : officier d’académie. » (p 7752).

[14] Il s’agissait en fait de salles cloisonnées en enfilade, situées dans les combles de l’école de garçons attenante, dans le même immeuble au 54 rue de Turenne.

[15] Voir le compte rendu du CA du 23 février 1919.

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