Conférences et rencontres 2018-2019

Programme des conférences et rencontres 2018-2019

Le nouveau cycle que propose la BAI pour 2018-2019 reprend la formule qui s’est avérée fructueuse de deux types de manifestations : les conférences du jeudi et les rencontres du samedi.
Les conférences de cette saison seront consacrées à des mouvements de pensée et à de grandes figures, célèbres ou méconnues. La première de ces soirées du jeudi, consacrée à l’illustre inventeur que fut Louis Lumière, servira d’introduction à plusieurs des rencontres du samedi. Celles-ci seront, dans leur majorité, placées sous le signe de l’image, fixe ou animée. On les trouvera ci-après mentionnées sous le titre “Cinéma et photographie”. Nous aurons aussi le plaisir de retrouver Michelle Perrot et Mona Ozouf dont la fidélité nous honore.

Les conférences se déroulent dans les locaux de la Bibliothèque des Amis de l’Instruction,

au 54 Rue de Turenne, à 19h30 pour les conférences du jeudi, et à 17 heures pour les rencontres du samedi.

Entrée (et participation) libres, sous réserve de places disponibles (s’inscrire sur le formulaire de contact de « baiparis.org »)

 Cliquer pour  imprimer le programme 

Une fois la conférence passée, nous nous efforçons de mettre en ligne un enregistrement audio de chaque conférence, quand celui-ci est disponible. Pour cela, il suffit de sélectionner la conférence souhaitée pour écouter  son enregistrement.

 Les conférences du jeudi      

 

1) Marc Durand-Lumière, Louis Lumièrejeudi 18 octobre 2018, 19h30.

Marc Durand-Lumière, est l’auteur du Guide de recherche sur l’histoire de la photographie et de De l’image fixe à l’image animée. Historien de la photographie et du cinéma des premiers temps et arrière-petit-neveu d’Auguste et Louis Lumière, il est Secrétaire de documentation au Minutier central des notaires de Paris aux Archives Nationales de France.

 

2) Camille Noé Marcoux,Victor Rodde, « l’enragé du bon sens »(Avec des lectures de Philippe Loussier.),jeudi 22 novembre 2018, 19h30.

Camille Noé Marcoux, est chercheur en Histoire et en Histoire de l’art. En tant qu’historien, sa principale thématique de recherche porte sur le journalisme littéraire durant le premier XIXe siècle. Il a notamment écrit plusieurs articles dans la revue des Amis de Jules Vallès, mais aussi animé une émission radio autour de « Paris-Bohème, de Balzac à Vallès » (Radio-Campus), et réalise actuellement un travail sur les peintures de l’écrivain Eugène Sue (1804-1857). Par ailleurs, il s’est spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art volées et disparues dans les collections des musées du nord de la France entre 1914 et 1945.

« La presse patriote vient de perdre un de ses plus énergiques écrivains », titrait en 1835 le journal Le Charivari lors de la mort prématurée, à 43 ans, de Victor Rodde (1792-1835), natif du Puy-en-Velay, l’un des plus actifs et dévoués défenseurs du bien public et de la liberté de la presse. Pourtant, aujourd’hui, son nom est complètement oublié.Sous la Restauration, à Clermont-Ferrand, Rodde se lance dans plusieurs combats contre des actes arbitraires et de corruption. Elu représentant de la garde nationale de Clermont-Ferrand au lendemain de la révolution de Juillet 1830, c’est lui qui présentera à Louis-Philippe les doléances des Auvergnats. Les espoirs se transformeront vite en déceptions. En 1832, Rodde s’installe à Paris. Là, il fonde un journal populaire, Le Bon Sens, journal de la démocratie. Le Bon Sens est un journal d’opinion résolument progressiste. V. Rodde y affrontera alors sans relâche l’autoritarisme du pouvoir et de la police de Louis-Philippe ne cherchant qu’à bâillonner la liberté de la presse.

Ce livre est une évocation du parcours de cet homme public à l’impétuosité sans égale, qui a toujours mis son courage au service de ses opinions.


3) Jean-Marc Hovasse, Victor Hugo et la Deuxième République , jeudi  6 décembre 2018, 19h30.

Directeur de recherche au CNRS, à l’Institut des Textes et manuscrits modernes (ITEM CNRS / ENS Paris), où il est responsable de l’équipe « Écritures du XIXè siècle » et coresponsable de l’équipe « Autobiographie et correspondances », Jean-Marc Hovasse écrit la biographie de Victor Hugo (Avant l’exil, 1802-1851 et Pendant l’exil I, 1851-1864, Fayard, 2001 et 2008), dont il prépare le troisième et dernier tome. Il a réédité, seul ou en collaboration avec Guy Rosa, trois des œuvres de Victor Hugo les plus ouvertement politiques : Les Châtiments (GF, 1998, nouvelle édition 2018), Napoléon le Petit (Actes Sud, 2007), Histoire d’un crime (La Fabrique, 2009). Il a été en 2012 le responsable éditorial du hors-série du Monde intitulé Victor Hugo, L’élu du peuple, et a dirigé en 2017 le numéro Hugo de Genesis (45/17), Revue internationale de critique génétique.

La Deuxième République offre le meilleur point de vue pour observer toute l’évolution politique de Victor Hugo, dont on sait qu’elle va du jeune ultra royaliste au vieux défenseur des Communards. Au début de l’année 1848, Hugo est académicien et pair de France. En février, la Révolution le surprend, et supprime la chambre des Pairs. Il soutient tout d’abord la régence de la duchesse d’Orléans, puis se lance avec un peu de retard dans le combat électoral. Il est élu député en juin, quelques jours avant les journées d’émeutes qui vont changer son destin. Les trois années qui suivent, marche inexorable vers l’opposition puis l’exil, fixent dans ses grandes lignes tous ses combats politiques.

 

4) Véronique Fau-Vincenti, Louise Michel éducatrice ou l’école de la révolte , jeudi  24 janvier 2019, 19h30.

Véronique Fau-Vincenti, Responsable des collections au Musée de l’histoire vivante de Montreuil, Historienne , Chercheure associée à l’ Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (IRHIM – Lyon) et au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP).

Dès son plus jeune âge, Louise Michel s’est nourrie de Corneille, Molière et Bossuet qui figurent parmi ses lectures. Suivront également dès ses 17 ans Lamennais ou Hugo « son maitre ». Née bâtarde, dans un château délabré, d’une mère domestique et d’un père qui ne s’est pas déclaré, Louise Michel sera néanmoins adoptée par une famille de la petite noblesse gagnée aux idéaux républicains. Son éducation – partagée entre lecture auprès d’un maitre d’étude et espiègleries dans la campagne de Haute-Marne –  la prépara sans nul doute à faire d’elle une institutrice éclectique comptant parmi les pionnières de l’éducation nouvelle. De sa première classe ouverte en Haute-Marne jusqu’à celle attribuée en Nouvelle-Calédonie lors des derniers mois de sa déportation en passant par l’école de la rue Houdot où elle professa, nous suivrons l’itinéraire de cette femme rebelle et inventive dans sa quête libertaire et égalitaire.


5) Jacques Rancière, Les Temps Modernes, jeudi  7 février 201, 19h30.

Jacques Rancière est un philosophe français, qui travaille principalement sur la politique et l’esthétique, professeur émérite à l’Université de Paris VIII (Saint-Denis). Élève de Louis Althusser, il participe en 1965 à Lire le Capital avant de se démarquer rapidement de son ancien professeur. Parallèlement, il se penche sur l’émancipation ouvrière, les utopistes du XIXè siècle (notamment Étienne Cabet). Il s’intéresse ensuite à l’ambiguïté du statut du discours historique dans Les mots de l’histoire. Rancière, qui est également cinéphile, proche des Cahiers du cinéma, explore les liens entre esthétique et politique.

 L’opinion intellectuelle dit que nous en avons fini avec les grands récits et avec le modernisme artistique. Il n’est pas sûr pourtant que nous ayons commencé à penser ce que recouvrent ces termes. Pour comprendre ce qui se joue dans les mouvements d’émancipation et dans le bouleversement des arts qui les accompagnent, il faut prendre en compte la double dimension du temps. Derrière l’image simple de la ligne tendue entre la passé et l’avenir, qui porte promesses et désillusions, il y a la hiérarchie des formes de vie séparant ceux qui ont le temps de ceux qui ne l’ont pas. Jacques Rancière montre comment la lutte contre ce partage des temps est au cœur des révolutions politiques et artistiques modernes et complexifie la trop simple apparence de la rupture entre l’ancien et le nouveau. 


6) Jean-Claude Kuperminc, Entre éducation Populaire et éducation Juive : l’Alliance israélite universelle, jeudi 28 mars 2019, 19h30.

Jean-Claude Kuperminc, est directeur de la bibliothèque et des archives de l’Alliance israélite universelle, et président de la Commission française des archives juives. Il est l’un des membres fondateurs du Réseau Rachel qui regroupe plusieurs bibliothèques juives.

Etonnamment, beaucoup de choses rapprochent la Bibliothèque des Amis de l’instruction (BAI) et la Bibliothèque de l’Alliance israélite universelle (AIU). Pourtant, le lien entre une institution juive et un centre de laïcité militante ne va pas de soi. Nées presqu’en même temps, en 1860 et 1861, les deux sociétés partagent en réalité de nombreux fondements idéologiques. Des idées sont en commun, comme celles de solidarité, de progrès par l’instruction, et de développement personnel pour sortir de la misère économique et sociale. Des hommes partagent ces combats, comme Ferdinand Buisson, le grand pédagogue, qui sera associé aux débuts de la réflexion pédagogique de l’Alliance. Les idées de la Révolution française, le Saint-Simonisme, la Franc-Maçonnerie, autant  de lieux réels ou virtuels ou les animateurs des deux institutions ont pu se croiser. En étudiant le discours et les réalisations de l’AIU à travers le monde, on s’aperçoit vite que cette entreprise d’éducation et d’instruction des jeunes juifs a beaucoup à voir avec la soif d’instruction qui anime la BAI.
Dernier point commun, et non des moindres : ces deux bibliothèques sont toujours vivantes, et elles ont pris le virage de la modernité pour mieux servir le monde autour d’elles, avec  l’ambition de satisfaire leurs publics.

 

7) Christine Planté, Marceline Desbordes-Valmore, une femme poète dans la période romantique, jeudi 4 avril 2019, 19h30

Christine Planté est professeure émérite de littérature française et d’études sur le genre à l’Université Lumière-Lyon 2, et membre de l’UMR IHRIM 5317. Une grande part de ses travaux porte sur la place des femmes dans la littérature, l’histoire et l’institution littéraires, et sur les rapports féminin/masculin, en particulier dans la France du XIXe siècle. Elle codirige aux Presses Universitaire de Lyon la collection « des deux sexes et autres », et préside la Société des études sur Marceline Desbordes-Valmore (SEMDV). Elle a publié notamment La Petite Sœur de Balzac. Essai sur la femme auteur, PUL, 2015 (1ère édition, Seuil, 1989) ; édité L’Aurore en fuite, poèmes de Marceline Desbordes-Valmore choisis, préfacés, annotés par Christine Planté, Points, 2010 ; dirigé George Sand critique (1833-1876). Textes de George Sand sur la littérature, du lérot, 2007.

Marceline Desbordes-Valmore (née à Douai en 1786, morte à Paris en 1859) est une des rares femmes poètes jugée digne de figurer dans l’histoire littéraire française. Célébrée par ses contemporains (Balzac, Barbey d’Aurevilly même, Baudelaire, Hugo, Sainte-Beuve, Vigny…), elle a été saluée ensuite à différentes époques par des poètes qui ont souligné la singularité de sa voix, parmi lesquels Verlaine, Aragon, Bonnefoy… Elle n’en reste pas moins méconnue, trop souvent enfermée dans une image de l’ »éternel féminin », et son œuvre réduite encore à une poésie sentimentale éplorée ou à de gentils textes pour enfants. Sans nier la part importante de la poésie amoureuse, ni de l’enfance dans son œuvre, j’évoquerai la diversité de ses écrits et leur force novatrice, en cherchant à comprendre ce qu’ils doivent à sa position de femme, et de femme du peuple, au départ sans culture savante. J’insisterai sur leur part sociale et politique, notamment dans ses textes sur l’esclavage, et ses poèmes sur la répression de la deuxième insurrection des Canuts à Lyon, en avril 1834.

 

 8) Agnès Sandras, Lire du Zola dans les bibliothèques populaires au XIXè siècle. jeudi  16 mai 2019, 19h30.

Agnès Sandras est conservatrice des bibliothèques à la Bibliothèque Nationale de France, chargée des collections d’histoire de France. Elle travaille d’une part sur la circulation des représentations au XIXè siècle (caricatures, chansons, romans…) et d’autre part sur l’histoire des bibliothèques populaires.

Les romans de Zola ont longtemps fait partie des « mauvaises lectures » déconseillées, voire interdites, par les tenants des « bonnes lectures ». Les bibliothèques populaires ont-elles largement accueilli les œuvres zoliennes comme le prétendaient leurs détracteurs ? Ou ont-elles hésité à acquérir des textes réputés inconvenants ?


9) Marie-Cécile Bouju, L’école Estienne à la Bibliothèque des Amis de l’Instruction,  jeudi 13 juin 2019, 19h30.

 Marie-Cécile Bouju , maître de conférences en histoire contemporaine, Membre de l’équipe éditoriale du Maitron et coresponsable du « Dictionnaire des ouvriers du livre et du papier de la Révolution française à nos jours »


Les rencontres du samedi


 

1) Eric Hazan, Balzac et le Marais : Du petit collégien au Cousin Pons, samedi 29 septembre 2018, 17h.

Éric Hazan est éditeur (il dirige les éditions de La Fabrique) et écrivain. Il est l’auteur, entre autres, d’une Histoire de la Révolution française, de L’Invention de Paris , de La Traversée de Paris et de Balzac et Paris.

Balzac a passé son adolescence avec ses parents dans le Marais. Il l’a ensuite quitté en partant sans cesse plus à l’ouest. Dans “La Comédie humaine”, le Marais est assez peu présent jusqu’à l’un des derniers chefs d’œuvre, “Le Cousin Pons”. 

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Cycle Cinéma et Photographie

 

 2) Laurent Mannoni, technologie et matériel cinématographique,  samedi 17 novembre 2018, 17h.

Laurent Mannoni, Collectionneur, cinéaste et écrivain. Spécialiste de la préhistoire du cinéma. Docteur en études cinématographiques et audio-visuelles (Paris 3, 2003). Responsable de la collection des appareils à la Cinémathèque française (en 1995).

 

3) Serge Plantureux, Marchand de photos, samedi 15 décembre 2018, 17h. 

Serge Plantureux, collectionneur et marchand expert passionné et passionnant, Serge Plantureux est depuis des années une figure du marché de la photographie de collection. Grand découvreur d’images disparues (Baudelaire ou Van Gogh), auteur de nombreuses publications. Ancien de l’ENS de Paris, agrégé de mathématiques et diplômé d’études approfondies d’histoire du livre de l’EHESS, Serge Plantureux est expert en photographie auprès de la cour d’appel de Paris.

 

4) Gérard Courant, Cinéaste français prolifique, samedi 12 janvier 2019, 17h.

 Gérard Courant est un cinéaste, écrivain, acteur, poète et producteur indépendant français, né le 4 décembre 1951 à Lyon. Il est l’un des cinéastes les plus prolifiques du cinéma. Il a inventé, réalisé et produit le Cinématon, le film le plus long du monde (il dure 201 heures). En tout, il a tourné près de 7 000 portraits filmés et un nombre très important d’autres films (plus de 1 000) depuis le milieu des années 1970. Il a également publié plusieurs ouvrages sur le cinéma.

 5) Sylvie Aubenas, Histoire de la photographie samedi 16 février 2019, 17h.

Sylvie Aubenas, est conservatrice des bibliothèques et historienne de la photographie française. Elle est Directeur du département des Estampes et de la Photographie à la B.N.F. archiviste paléographe, conservateur général des bibliothèques est spécialiste de la photographie au XIXè siècle. Elle a été le commissaire de nombreuses expositions de photographie ancienne, professeur associé pendant neuf ans à l’université Paris-Sorbonne, et est présidente du jury du prix Nadar.

6) Jacques Malthête-Meliès, Les effets spéciaux, samedi 16 mars 2019, 17h.

 Jacques Malthête a été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il est l’auteur de nombreuses contributions sur les débuts du cinéma, en particulier sur Georges et Gaston Méliès. Il a notamment publié Méliès, images et illusions (1996). Il est, avec Laurent Mannoni, le codirecteur du catalogue de l’exposition Méliès, magie et cinéma (2002), ainsi que le coauteur du catalogue raisonné : L’œuvre de Georges Méliès (2008). Il a par ailleurs contribué à des ouvrages collectifs sur Léon Gaumont, Étienne-Jules Marey, Jean Comandon et Charles Pathé.

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7) Michelle Perrot, Les prémices du féminisme au XIXè siècle, samedi 13 avril 2019, 17h.

Professeure émérite de l’université Paris 7-Denis Diderot, Michelle Perrot est historienne et auteure de nombreux ouvrages. Elle a conduit ses recherches dans plusieurs directions: travail et monde ouvrier, prisons, vie privée (Histoire de chambres, prix Femina/essai 2009), histoire des femmes. Elle a notamment codirigé avec Georges Duby L’Histoire des femmes en Occident (Plon, 1991-92). Michelle Perrot a reçu, en 2014, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes. Parmi ses dernières publications, on signalera: Mélancolie ouvrière, Grasset, 2012: Des femmes rebelles: Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand, Tunis, Elyzad, 2013; George Sand à Nohant. Une maison d’artiste, Seuil, 2018 

 Les mots féminisme, féministes sont récents. Le premier emprunté au vocabulaire médical désignait d’abord les “hommes efféminés”. Le second, repris à la fin du XIXè siècle par Hubertine Auclert, a le sens positif que nous lui connaissons aujourd’hui: femmes en lutte pour l’égalité des sexes, tandis que “féminisme”, autour de 1900, se généralise pour désigner l’action collective des femmes pour leurs droits. Les mots entérinent une réalité antérieure. Avant le féminisme, des femmes ont protesté contre la domination dont elles étaient l’objet. Isolément, mais de plus en plus en groupes souvent éphémères. C’est cette préhistoire du féminisme que nous voudrions évoquer.

8) Mona Ozouf, L’autre George – A la recherche de George Eliot, samedi 25 mai 2019, 17h. 

Historienne et directeur de recherche au CNRS/EHESS, Mona Ozouf a consacré l’essentiel de ses recherches à l’école publique en France et à la Révolution française. Elle s’est attachée aussi à montrer les liens étroits entre histoire et littérature. Parmi ses ouvrages, très nombreux, citons « L’homme régénéré. Essai sur la Révolution française » Gallimard 1989 ; « Les mots des femmes  Essai sur la singularité française » Fayard 1995 ; « Les aveux du Roman. Le XIXe siècle entre Ancien Régime et Révolution » Fayard 2001 et « Varennes, la mort de la royauté  21 juin 1791 » Gallimard 2005 ; et son dernier ouvrage « L’autre George – A la recherche de George Eliot » Gallimard 2018.

 Récit  de la rencontre littéraire de la narratrice avec la romancière George  Eliot. Elle évoque ses héroïnes, son féminisme et son courage dans une  société victorienne aux moeurs et à l’esprit étriqués. Elle établit un  parallèle avec le parcours de George Sand.

 8) Hélène Jarry – Personnaz,  L’actualité musicale à Paris, saison 1918-1919, samedi 22 juin 2019, 17h.

Professeur de musique dans le cadre de l’Éducation Nationale, Hélène Jarry-Personnaz a produit des émissions de radio et des films à caractère pédagogique, notamment avec Pierre Boulez. La critique musicale est un autre volet de son activité.

Voici un siècle, comment la “Saison musicale” se présentait-elle ? Quels compositeurs jouait-on dans la capitale ? Dans quels lieux ? Avec quelles formations ? Quels étaient les interprètes, chanteurs et instrumentistes, particulièrement honorés ? Quelles ont pu être les incidences de la guerre sur les choix de programmation ? Les chroniques musicales de la presse généraliste et les revues spécialisées de l’époque apporteront des réponses à ces questions. Illustrations sonores à l’appui, en ce lendemain de Fête de la Musique.

 

 

Les conférences et rencontres se déroulent dans les locaux de la Bibliothèque des Amis de l’Instruction,

au 54 Rue de Turenne, à 19h3o pour les conférences du jeudi, et à 17 heures pour les rencontres du samedi.

Entrée (et participation) libres, sous réserve de places disponibles (s’inscrire sur le formulaire de contact de « baiparis.org »)

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Programme des conférences et rencontres 2018-2019

samedi 29 septembre 2018, 17h00 à 19h00 : Balzac et la Marais, avec Eric Hazan : Du petit collégien au cousin Pons
– samedi 13 octobre 2018, 15h à 18 h : permanence
 –  jeudi 18 octobre 2018, à 19h30 : Louis Lumière, par Marc Durand-Lumière 
– samedi 10 novembre 2018, 15h à 18 h : permanence
– samedi 10 novembre 2018, 15h à 18h : Atelier reliure et réparations
– samedi 17 novembre 2018, 15h à 17 h : permanence
– samedi 17 novembre 2018, 17h00 à 19h00 : Les rencontres de la photo et du cinéma : technologie et matériel, avec Laurent Mannoni 
– jeudi 22 novembre 2018 , à 19h30 : Victor Rodde, l’enragé du « Bon Sens », combattant méconnu pour la liberté de la Presse, par Noé Marcoux 
– samedi 24 novembre 2018, 15h à 18 h : permanence
– samedi 1er décembre 2018, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 6 décembre 2018 , à 19h30 : Victor Hugo et la Deuxième République, par Jean-Marc Hovasse
– samedi 8 décembre 2018, 15h à 18 h : permanence
– samedi 8 décembre 2018, 15h à 18h : Atelier reliure et réparations
– samedi 15 décembre 2018, 15h à 17 h : permanence
– samedi 15 décembre 2018, 17h00 à 19h00 : Les rencontres de la photo et du cinéma : Un marchand de photos, avec Serge Plantureux
– samedi 12 janvier 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 12 janvier 2019, 17h00 à 19h00 : Les rencontres de la photo et du cinéma : Un cinéaste français prolifique, avec Gérard Courant
– samedi 19 janvier 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 24 janvier 2019, à 19h30 : Louise Michel éducatrice ou l’école de la révolte , par Véronique Fau-Vincenti 
– samedi 26 janvier 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 2 février 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 7 février 2019, à 19h30 : Les Temps Modernes, par Jacques Rancière  
– samedi 16 février 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 16 février 2019, 17h00 à 19h00 : Les rencontres de la photo et du cinéma : Histoire de la photographie, avec Sylvie Aubenas
– samedi 16 mars 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 16 mars 2019, 17h00 à 19h00 : Les rencontres de la photo et du cinéma : Les effets spéciaux, avec Jacques Malthête-Meliès (* sous réserve)
– samedi 23 mars 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 28 mars 2019, à 19h30 : Entre éducation populaire et éducation juive, l’Alliance Israélite Universelle, par Jean-Claude Kuperminc 
– samedi 30 mars 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 4 avril 2019, à 19h30 : Marceline Desbordes-Valmore, une femme poète dans la période romantique, par Christine Planté 
– samedi 6 avril 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 13 avril 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 13 avril 2019, 17h00 à 19h00 : Les prémices du féminisme au 19è siècle, avec Michelle Perrot
– samedi 4 mai 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 11 mai 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 16 mai 2019, à 19h30 : Lire du Zola dans les bibliothèques populaires au XIXè siècle, par Agnès Sandras
– samedi 18 mai 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 25 mai 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 25 mai 2019, 17h00 à 19h00 : A la recherche de George Eliot, avec Mona Ozouf
– samedi 1er juin 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 8 juin 2019, 15h à 18 h : permanence
– jeudi 13 juin 2019, à 19h30 : L’école Estienne à la Bibliothèque des Amis de l’Instruction, par Marie-Cécile Bouju
– samedi 15 juin 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 22 juin 2019, 15h à 17 h : permanence
– samedi 22 juin 2019, 17h00 à 19h00 : L’actualité musicale à Paris, saison 1918-1919, par Hélène Personnaz
– samedi 29 juin 2019, 15h à 18 h : permanence
– samedi 6 juillet 2019, 15h à 18 h : permanence

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